J’ai relancé Cyberpunk 2077 après presque un an sans y toucher, hier soir. Pas prévu, juste une envie bête en voyant passer les premières images de la mise à jour 2.5. Trois heures plus tard, j’étais encore là, à repérer les clins d’œil à Edgerunners dans les rues de Watson. Night City a cette qualité rare : elle te happe sans prévenir, un peu comme ces machines à sous aux jackpots explosifs qui te happent en quelques tours et ne te lâchent plus.
Du coup, autant parler des deux actualités qui agitent la communauté en ce moment. La saison 2 de l’anime sur Netflix, et le patch 2.5 baptisé Edgerunners 2 qui vient d’atterrir sur le jeu. Deux ambiances, deux réceptions.
La saison 2 de l’anime, parlons-en franchement
Soyons honnêtes deux secondes. La première saison d’Edgerunners, sortie en 2022, c’était un petit miracle. Trigger qui s’empare de l’univers de CDPR, Hiroyuki Imaishi aux commandes, une bande-son signée Akira Yamaoka, et surtout une histoire courte, dense, qui te laissait émotionnellement en vrac après le dernier épisode. Pour beaucoup, c’est carrément ce qui a relancé le jeu en pleine traversée du désert post-lancement.
Alors forcément, la saison 2 était attendue au tournant. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne provoque pas le même raz-de-marée. Les retours que je vois passer parlent d’une suite qui n’arrive pas à retrouver la claque de la première. C’est pas catastrophique, loin de là. Mais ce truc intangible qui faisait que David et Lucy te hantaient trois jours après le visionnage, il manque — un peu comme quand on espère un gain qui change vraiment tout et qu’on repart les mains vides.
Perso, je trouve ça assez logique. La saison 1 marchait justement parce que c’était un one-shot. Dix épisodes, une tragédie bouclée, pas de place pour l’étirement. Revenir sur ce format, c’est prendre le risque de diluer la magie.
Le patch 2.5, en revanche, fait plaisir
Côté jeu, c’est une autre histoire. CDPR continue de bichonner Cyberpunk 2077 alors que le studio bosse officiellement sur la suite depuis un bail. On aurait pu imaginer qu’ils laisseraient le jeu tranquille après Phantom Liberty. Bah non.
La mise à jour 2.5, c’est quoi concrètement ? Du contenu directement lié à la nouvelle saison de l’anime. Des quêtes, des références, des éléments cosmétiques, et des petits ajouts qui font le lien entre les deux œuvres. Pour les joueurs qui ont fini le jeu plusieurs fois (coucou, je me reconnais), c’est une excuse en or pour relancer une partie.
Night City, ce terrain de jeu qui refuse de vieillir
Y’a un truc fascinant avec cette ville. Trois ans après le lancement chaotique de 2020, elle reste une des maps les plus denses et les plus détaillées du jeu vidéo moderne. Chaque ruelle a sa personnalité, chaque enseigne au néon raconte quelque chose. Les devs ont fait un boulot d’orfèvre sur l’ambiance.
Et c’est peut-être ça, au fond, qui explique pourquoi Edgerunners a si bien marché. L’anime n’avait pas besoin d’inventer un décor, il piochait directement dans un univers déjà saturé de détails. David traverse les mêmes rues que V. Les BD de Maine, les braindances, les ripperdocs… tout était déjà là.
Pourquoi ce crossover marche encore
L’idée de faire dialoguer un jeu et son adaptation animée en permanence, c’est pas nouveau, mais c’est rarement aussi bien exécuté. Quand tu croises la veste de David dans une boutique de Night City, t’as un petit sourire. C’est pas de la pub lourdingue, c’est du fan service bien dosé.
Ce genre de passerelle entre les médias, ça rappelle un peu l’écosystème des plateformes modernes où tout est connecté. Un fan de l’univers Cyberpunk peut passer de l’anime au jeu, du jeu aux comics, des comics à la musique. Dans un tout autre registre, c’est un peu la même logique de monde cohérent qu’on retrouve sur les machines à sous du casino Olympe, où plusieurs univers graphiques coexistent avec leurs propres codes visuels. Bref, l’immersion fonctionne quand on respecte la cohérence.
Faut-il y retourner ou pas ?
Si t’as jamais touché à Cyberpunk 2077, c’est clairement le moment. Le jeu est stable, l’extension Phantom Liberty est excellente, et avec la 2.5 par-dessus, t’as un paquet d’heures devant toi. Compte facilement 60 à 80 heures pour voir l’essentiel, bien plus si tu veux tout débloquer.
Si t’as déjà fini le jeu plusieurs fois, la question est plus délicate. Le patch 2.5 ajoute du contenu, mais pas une extension complète non plus. C’est plus un bon prétexte qu’une révolution. Moi, ça m’a suffi pour relancer une partie, donc j’imagine que ça parlera à beaucoup de monde dans le même cas.
Pour l’anime, mon conseil serait de le regarder sans comparer frontalement à la saison 1. Prends-le comme un prolongement, pas comme une suite directe. Tu éviteras pas mal de frustration.
Ce que ça dit de l’univers Cyberpunk
CDPR a réussi un truc assez rare : construire une licence qui respire, qui vit en dehors de son support principal. Entre le jeu de rôle papier d’origine, Cyberpunk 2077, l’anime, et la suite déjà en développement, Night City est devenue un lieu à part entière de la pop culture gaming.
C’est pas donné à toutes les franchises. Beaucoup de gros jeux récents n’ont jamais réussi à exister ailleurs que dans leur titre d’origine. Là, on a un univers qui s’étend, qui prend des libertés, qui se trompe parfois (coucou la saison 2) mais qui continue d’avancer.
Et moi je trouve ça plutôt sain. Mieux vaut une licence qui ose et qui déçoit à moitié qu’une licence qui joue la sécurité et n’essaie rien.

